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sept 28

Le nouveau thème accompagnant "Faire voir: Quoi? Comment? Pour quoi?" pour la session 2009 : "Le détour".

À l’heure des autoroutes, des TGV, des GPS, et d’internet, le détour est vécu comme une perte de temps insupportable. Aller droit au but semble être une règle, une norme admise par tous. Pourtant, le détour est une modalité du voyage, de l’action, du raisonnement, du discours. Le détour, même au risque des pertes qu’il peut engendrer, apprend et enrichit. Il peut être un art de vivre.

Déplacement : Notre société a vu l’avènement du transport rapide, efficace, organisé. Et pourtant, jamais les touristes n’ont autant privilégié la lenteur et les chemins de traverse (randonnées, croisières, vacances en roulottes …) ni opté pour le détour de l’itinéraire bis et les découvertes qu’il permet.

Action : Notre société valorise, de même, le fait d’aller droit au but, et pour cela fait de la planification une des clés de la réussite. Pourtant, la stratégie (jeux de stratégie, tactique militaire, diplomatie, stratégie économique) repose souvent sur le détour, la feinte, l’esquive ; la réussite dépend aussi de l’ingéniosité et de la liberté de pensée.

Raisonnement : Notre société retient le plus souvent la phrase et l’image choc, la synthèse, le résumé, la conclusion qui laisse dans l’ombre le cheminement intellectuel. Pourtant la recherche scientifique, la démarche pédagogique, la réflexion philosophique se fondent toujours sur les détours du raisonnement par essais et corrections, associations, analogies, tâtonnements, explorations, laissant place à l’errance et à l’erreur.

Discours : À l’heure du mythe d’une communication immédiate et transparente, la société contraint toujours à des détours de langage (politesse, négociation, diplomatie), elle cultive l’argumentation indirecte (publicité, discours de séduction), elle continue à s’exprimer par les formes artistiques qui disent le monde de façon détournée. Tout discours est médiation.
Du déplacement d’un point à un autre au voyage par les chemins de traverse, de la digression à l’enrichissement de la réflexion, de la solution immédiate au cheminement de la pensée, du choix de la ligne droite à l’acceptation du tâtonnement, d’une communication directe et efficace au langage des codes sociaux, de la diplomatie, de l’art, le détour n’est-il pas une modalité essentielle de la construction de soi et du comportement humain ?

Indications bibliographiques

Littérature
Bouvier, “L’usage du monde”
Butor, “La Modification”
Cendrars, “Prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France”
Diderot, “Jacques le Fataliste”
Dumas, “Le Comte de Monte-Cristo”, en particulier, chapitre CXIII
Juliet, “Lambeaux”, “L’inattendu”
Homère, “Odyssée”
Kerouac, “Sur la route”
Kundera, “La lenteur”
Laclos, “Les Liaisons dangereuses”
La Fontaine, “Fables”, en particulier “Les deux pigeons”, “Le lièvre et la tortue”, “Le pouvoir des Fables”
Melville, “Moby Dick”
Modiano, “Rue des boutiques obscures”
Montaigne, “Essai”, par exemple I, 23 ; I, 26 ; I, 50
Montesquieu, “Lettres persanes”
Platon, un dialogue philosophique (par exemple, “Criton”, “République” livre II)
Rousseau, “Les Rêveries du promeneur solitaire”, par exemple deuxième et sixième promenade
Contes proposant un parcours initiatique, en particulier Ch. Perrault, “Les Contes”, “Le Petit Chaperon Rouge”, “Griselidis”
Paraboles évangéliques
Roman policier privilégiant le détour comme construction du récit, par exemple, Th. Jonquet, “La bête et la belle”, P. Bayard, “Qui a tué Roger Ackroyd ?”
Théâtre : comédies et tragédies mettant en jeu les détours du langage : “Phèdre”, scène de l’aveu, “Les Femmes savantes”, acte I, scène 4, “Le Misanthrope”, acte I, acte IV, scène 3, “Le Jeu de l’amour et du hasard”, “Cyrano de Bergerac” (scène de la déclaration)

Essais
Astolfi (J. P.), “L’erreur, un outil pour enseigner”, ESF, 1997
Barthes, “Fragments d’un discours amoureux”, 1977
Cailleux, Nodier, Taylor, “Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France” (premier guide touristique français)
Caillois, Masson, “Bellone ou la pente de la guerre”, particulièrement 1ère partie, “La guerre et le développement de l’État”, 1963
Chaliand (G.), “Anthologie mondiale de la stratégie”, collection Bouquins, 2001
Deleuze (G.) et Guattari (F.), “Mille plateaux”, en particulier “Rhizome”, 1980
Gould (Stephen Jay), “Darwin et les grandes énigmes de la vie” (Points Sciences 1984), en particulier “Prologue” (p. 9-15) et première partie, “La saga de Darwin” (p. 19-46)
Gould (St. J.), “Les quatre antilopes de l’Apocalypse” (le détour comme principe d’écriture de l’essai, p. 13-15, Seuil, 2000)
Roche (D.), “Humeurs vagabondes. De la circulation des hommes et de l’utilité des voyages”, 2003
Anthologies du voyage, collection Bouquins (Italies, “Le Voyage en Égypte, Le Voyage en Russie”…)
“La Vitesse”, ouvrage collectif (Baudrillard, Virilio…), Flammarion/Fondation Cartier, 1991

Films, documents iconographiques, bandes dessinées
“Alice dans les villes”, W. Wenders, 1974
“Aprile”, N. Moretti, 1998
“Babel”, Inarritu, 2006
“De l’autre côté”, F. Akin, 2007
“L’Esquive”, A. Kechiche, 2004
“L’homme sans passé”, A. Kaurismaki, 2002
“Little Miss Sunshine”, J. Dayton et V. Faris, 2006
“My Blueberry nights”, Wong Kar Wai, 2007
“Saint Germain ou la négociation”, texte de Francis Walder (prix Goncourt 1958) et DVD, téléfilm de Gérard Corbiau, 2003
“Stalker”, Tarkovski, 1979
“Western”, M. Poirier, 1997
Séries télévisées policières, par exemple Colombo (R. Levinson et W. Link, 1968-2003)
Arcimboldo, œuvres, par exemple : “Hiver ; Printemps, Été ; Automne” (Musée du Louvre)
Escher, œuvres, par exemple : “Belveder ; House of stairs ; Relativity ; Up and down” (site http://www.mcescher.com)
Pignon Ernest (E), interventions artistiques dans les villes, par exemple : “Naples I, II, III, IV” (1988-1995)
Serra (R.), “La matière du temps”, Musée Guggenheim de Bilbao

Sites
Association Déroutes et détours (publication d’une revue en ligne et de carnets de voyage littéraires ou non) http://www.deroutes.com/
Carnets de voyage rédigés par des internautes globe-trotters http://www.odyssees.net/
Fédération Française de randonnée pédestre http://www.ffrandonnee.fr
Guide du routard http://www.routard.com/ mag_dossiers
Institut Curie http://www.curie.fr/fondation/ musee (biographie de Pierre et Marie Curie, histoire de leurs découvertes)
http://education.france5.fr/ (les découvertes de Pierre et Marie Curie commentées par Pierre Gilles De Gennes)
http://fr.wikisource.org/ (20 avril 1995)
Muller (Fr.), sur la pensée par le détour, http://francois.muller.free.fr/
Tomkiewicz (S.), directeur de recherche à l’INSERM, sur la pédagogie du détour,
http://www.iufm.unice.fr/application/spip/IMG/pedagogie-detour.pdf

Mots clés

Domaine du voyage : déplacement, cheminement, errance, tours et détours, labyrinthe
Domaine du langage quotidien : en cours de route, vaut le détour, chemin de traverse, école buissonnière, aller droit au but, par monts et par vaux, tous les chemins mènent à Rome, tourner autour du pot, tirer des bords, itinéraire bis
Domaine de la temporalité : gain de temps, perte de temps, rapidité, rythme, vitesse, lenteur
Domaine de la pensée : rigueur, rectitude, cheminement, expérience, contournement, détour théorique, analogie, recherche, hasard
Domaine du discours : périphrase, ellipse, métaphore, digression, non-dit, langage de séduction, codes sociaux, langage diplomatique
Domaine de l’action : orientation, stratégie, jeux de stratégie, négociation, technologies de l’information et de la communication
Domaine de la réflexion philosophique : aléas, déterminisme, hasard, imprévu, liberté, programmation, prédestination

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oct 06

I. L’épreuve

L’exercice de réflexion personnelle est un devoir à part entière, qui exige une gestion du temps, une méthode et des connaissances spécifiques. Il est noté sur 20.

C’est une argumentation personnelle : il faut se nourrir des textes du corpus et de ceux étudiés en cours, il faut également utiliser ses connaissances dans sa prise de position.

Ce n’est pas une vraie dissertation, ni une analyse de tous les points de vue défendables, ni une mini synthèse bis.

 

II. Analyser l’énoncé

- L’énoncé peut prendre 2 formes : une question ou une citation à examiner.
- Il faut repérer les mots clés et reformuler le sujet avec ses propres mots.
- Il faut se poser des questions pour examiner les différentes facettes du sujet.

Trouvez la problématique: elle montre en quoi la question posée est pertinente et pose problème. Elle annonce le débat.

 

III. Trouver les idées et le plan

Proposez une démarche logique avec des arguments et des exemples.

Exploitez les textes du corpus, en indiquant le nom de l’auteur si l’on emprunte un de ses arguments ou exemples, il faut éviter tout de même les citations. Mobilisez vos connaissances dans le cadre du thème et puisez dans votre culture générale.

Classez les arguments selon un ordre d’importance. Un paragraphe est composé d’une idée, d’un exemple au moins et d’un commentaire de l’exemple.

Il ne faut surtout pas faire de confidences personnelles.

Le plan est la réponse structurée à la problématique. Différents plans possibles :

      - plan dialectique : thèse / antithèse / synthèse
- plan causes / conséquences
-
plan définition / solutions
-
plan à tiroirs : problèmes soumis à divers examens dans différents domaines.

 

IV. Rédiger

 

L’introduction

L’entrée en matière : présentez le thème, placez les mots clés. 

Présentation du sujet : il faut amener le sujet sous la forme affirmative.

Annonce de la problématique et du plan : avec « je », « nous », « on », tour impersonnelle ou encore avec des questions.

 

Le développement

Chaque paragraphe commence par un alinéa : idée, exemple, commentaire. 

Il faut des mots de liaison à l’intérieur des paragraphes et d’un paragraphe à l’autre.

 

La conclusion

Elle répond au sujet et à la problématique, elle doit être personnelle, utilisation de « je ». 

Elle comprend un bilan des idées, un élargissement et un avis personnel clairement exprimé, il faut affirmer ses positions.

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oct 05
Le corpus comprend 3 ou 4 documents de nature variée : articles de presse, extraits d’essais, extraits d’œuvres littéraires, articles de dictionnaires, documents iconographiques.

Ces documents sont en relation avec l’un des deux thèmes. Il est nécessaire de voir les similitudes, les oppositions ou les compléments entre les documents.

    I. Repérer les idées essentielles

Dans un texte, l’idée essentielle fait avancer l’argumentation. Les exemples illustrent les idées principales, leur rôle est secondaire dans une synthèse, il faut les supprimer : noms propres, données chiffrées, citations.

Les mots de liaison sont un critère pertinent, ils marquent : l’opposition, le temps, la cause, la conséquence, la conclusion, le but, une suite de propositions.

 

II.  Confronter les documents

Pour confronter les documents, vous pouvez utiliser la méthode du tableau. Il s’agit d’extraire les idées essentielles des documents et les reformuler dans un tableau, où chaque colonne = un document + une colonne bilan, en donnant un titre à chaque idée.

Ensuite il faut définir une problématique = montrer en quoi le thème pose une question de société, quel est le problème soulevé.

Puis bâtir le plan en 2 ou 3 parties, les plans possibles :

      - définition du problème / solutions
- causes / conséquences
- problèmes sur plan éco… / problèmes sur plan moral…

Les idées du tableau doivent prendre part dans le plan, il s’agit de les classer logiquement dans les 2 ou 3 parties, elles forment les sous-parties.

 

III. Rédiger la synthèse

 
L’introduction

En entrée en matière, présentez le thème = définir le thème général en 2 ou 3 phrases.

Ensuite présentez les documents = prénom + nom auteur (pas de Mr ou Mme), titre du support et nature, année de publication, phrase résumant l’idée directrice du document. Il faut souligner les titres des livres et mettre entre «   » ceux des journaux et magasines. Il est souhaitable de faire des regroupements et de varier les formules d’annonce des documents. 

Enfin annoncez la problématique de manière directe ou indirecte, puis annoncez clairement le plan en utilisant soit « nous », « on », « l’on » ou bien une tournure impersonnelle.

 
Le développement

Insérez les sources : noms des auteurs en toutes lettres, pas le numéro du document, varier la manière d’insérer les sources.

Structurez les idées à l’intérieur d’une partie : alinéa à chaque idée (sous-partie), mettre en facteur commun les idées similaires.

Rédaction des parties : annonce de la partie, annonce de l’idée à chaque paragraphe, mots de liaison pour relier les paragraphes, une conclusion partielle dans chaque partie. Il faut également une phrase de transition entre les parties.

 

La conclusion

Elle répond à la problématique de l’intro, il s’agit de faire un bilan des grandes idées développées. C’est un bilan objectif, une réponse claire et concise. Il ne faut pas répéter les arguments.

Utilisez une formule initiale : « en somme », « nous avons montré », « nous venons d’analyser »…

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sept 06

Et maintenant la problématique du nouveau thème de cette année, publiée au B.O. :

La question du spectacle et du spectaculaire s’impose à qui réfléchit sur notre société contemporaine.
Elle est d’autant plus importante qu’elle touche aussi bien au domaine de l’intime, du privé, qu’aux sphères ayant plus naturellement vocation à la “publicité”, au fait d’être rendues publiques : monde des vedettes et des “stars”, monde de l’industrie qui a besoin de la publicité pour que le consommateur accède à la connaissance des produits qu’elle met sur le marché, mais aussi monde politique dont les “représentants” doivent accéder aux différents médias pour exister.


Qui fait voir ?
Il s’agit d’abord de s’interroger sur la source des images et des spectacles qui nous environnent. De façon traditionnelle, ce sont les observateurs privilégiés que sont les artistes et les intellectuels (écrivains, peintres, photographes…) qui font voir, qui pointent du doigt les caractéristiques d’une société en train d’évoluer. Mais l’image est aujourd’hui très généralement utilisée, aussi bien par les professionnels de la communication, par les acteurs du monde politique, que par le simple individu, qui est lui-même à la source de nombreuses images mises en circulation.


Comment ?
Nos sociétés contemporaines ont vu se multiplier les moyens de donner à voir des images : aux moyens traditionnels (description, théâtre, peinture, photographie, cinéma, télévision…) sont venus s’adjoindre des moyens nouveaux suscités par les progrès techniques (internet et webcam, téléphones portables munis de caméras numériques, jeux vidéos avec avatars…). Cette facilité d’accès à l’image semble la banaliser, la rendre anodine, quasi évidente.


Quoi ?
Ainsi, il semble qu’on puisse tout faire voir, au risque de tout placer sur le même plan : l’événement majeur de l’Histoire contemporaine, comme l’épisode insignifiant de l’histoire personnelle ; le moment intense et spectaculaire qui marque une génération, comme le secret le plus intime. Tout semble ainsi nivelé, uniformisé par l’image.


Pour quoi ?
Nombreuses sont les finalités de l’image dont l’efficacité ne fait aucun doute : informer et aider à comprendre ; communiquer une émotion, faire communier dans l’émotion d’un spectacle qui est parfois nationalement, mondialement retransmis ; divertir, détourner du réel ; stimuler la curiosité, voire le voyeurisme des spectateurs ; provoquer des réactions : influencer, dénoncer pour faire agir, ou à l’inverse, impressionner pour terroriser, pour désagréger une société sidérée ; rendre cyniquement passifs des spectateurs aliénés qui vivent par procuration ce qu’on leur donne à voir, ou donner à ceux qu’on ne voit pas le moyen d’être visibles, audibles, d’acquérir une importance qu’on leur déniait.


Faut-il craindre l’abondance des images ? Fait-elle courir un risque à la vie politique ou concourt-elle à plus de démocratie ? Doit-on traiter de la même façon sur le plan télévisuel la vedette de cinéma, l’artiste de variété, le sportif, l’homme politique ? Faut-il s’offusquer que tout devienne prétexte à diffuser des images ? Quels rapports à la réalité entretiennent les émissions de télé réalité, et les images diffusées sur le net ? Faut-il craindre le pouvoir des images sur les individus ou se réjouir de leur pouvoir à faire partager, à faire agir ?

Indications bibliographiques


Littérature : Pour une mise en perspective sur la façon dont une société se donne en spectacle
Balzac : extraits d’“Illusions perdues” (société et mise en scène de soi) : Première partie, la soirée de lecture chez Mme de Bargeton, deuxième partie, la soirée à l’opéra
Larry Beinhart, “Reality show”
Genet, Le Balcon, “Elle”
La Bruyère : extraits des “Caractères”
Mme de La Fayette : extraits de “La Princesse de Clèves” (la cour comme lieu de mise en scène de soi)
La Fontaine, “Fables”
La Rochefoucauld, “Maximes”
Barry Levinson, “Des hommes d’influence”
Molière : “Le Misanthrope”, “Le Bourgeois Gentilhomme”
Montesquieu, “Lettres persanes”
Amélie Nothomb, “Acide sulfurique”
Jean-Jacques Schuhl, “Ingrid Caven”
Villiers de l’Isle Adam, “L’Affichage céleste” (société de la publicité et du “puff” )


Essais :
Roland Barthes, “Mythologies”, 1957
Pierre Bourdieu, “Sur la télévision” (1996)
Guy Debord, “La société du spectacle” (texte et dvd) (1967 et 1973
Grégory Derville, “Le pouvoir des médias, mythes et réalités”, 1997
Laurent Gervereau (direction), “Dictionnaire mondial des images”, Éditions Nouveau Monde, 2006
Ernst Kantorowicz, “Les deux corps du Roi”, 1957 (extraits).
Michel Meyer, “Le Livre noir de la télévision” (2006)
Edgar Morin, “Les Stars”, 1972
Olivier Razac, “L’écran et le zoo” (2002)
Andy Warhol, “Entretiens” 1962-1987
Dominique Wolton, “Éloge du grand public” (1990)


Films, documents iconographiques, bandes dessinées
“Le Cauchemar de Darwin”, Hubert Sauper, 2005
“Celebrity”, Woody Allen, 1999
“Fahrenheit 9/11”, Michael Moore, 2004
“Ginger et Fred”, Fellini, 1986
“Good bye Lenin !”, Wolfgang Becker, 2004
“Network,” Sidney Lumet, 1976
“The Queen”, Stephen Frears, 2006
“The Truman Show”, Peter Weir, 1998
Jacques Tardi et Daniel Pennac, “La débauche”, (2000)
Robert Doisneau, par exemple “Mes Parisiens”, Nathan, coll. “Photo Poche-Société”, 1997
Photojournalisme : numéros spéciaux annuels publiés par “Reporter sans frontières”
Christo, Emballage du Pont-Neuf (1975) ; emballage du Reichstag (1995)
Philippe Decoufle, Cérémonie d’ouverture et de clôture des XVIèmes Jeux Olympiques d’hiver d’Alberville (1992)
Jean-Paul Goude, “Bleu Blanc Goude” : parade à l’occasion du 14 juillet 1989

Sites internet
http://www.dauphin-affichage.com/ : site du groupe Dauphin.
http://www.jcdecaux.com/ et http://www.avenir.fr/ : sites du groupe JC Decaux, numéro un mondial du mobilier urbain.
http://www.publicis.fr/ : site du groupe Publicis.
http://www.bvp.org/ : site du Bureau de Vérification de la Publicité (BVP).
http://www.publivores.com/ : site de la Nuit des publivores.
http://www.museedelapub.org/ : site du Musée de la publicité. Collections, expositions, archives, chronique de la publicité depuis 1750.
Sites des agences de journalisme SIPA, Gamma, SYGMA…
Conférences en lignes sur UTLS (Université de tous les savoirs) : www.canalu.fr
Jean-François Abramatic, Croissance et évolution de l’internet
Mercedes Erra, L’image publicitaire
Olivier Faugeras, Le traitement des images
Peter Humi, Mondialisation et information
François Jost, Cinéma, Télévision : entre réalité et fiction
Jean-François Leroy, Le photojournalisme
Daniel Schneidermann, L’image télévisuelle
Serge Tisseron, Propagande, publicité, information et désinformation
Martin Winckler, Les séries TV et le soap opera


Mots clés
Spectacle, spectaculaire, focalisation, point de vue, mise en scène
Documentaire, fiction, docu-drama, télé-réalité
Publicité, afficheur, agence de publicité, marchandisation
Internet, site
Information-désinformation, éthique, déontologie, objectivité, politique-fiction
Exhibition, voyeurisme, (sur)médiatisation
Starisation, star-système, vedettariat, paparazzi, people
Simulacre, simulation

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sept 06

Voici la problématique du thème "Risque et progrès", publiée au B.O. :

Sur le plan individuel comme sur le plan collectif, il n’y a pas de progrès sans risque. Tout progrès suppose un saut vers le nouveau, l’inconnu, le passage d’un état stable et connu à un nouvel état par une situation momentanément perturbée.


Sur le plan individuel, progresser, c’est oser choisir : on évolue dans sa vie professionnelle, on s’engage affectivement dans sa vie personnelle, on assume des choix politiques, éthiques, etc. Le risque existe, là encore : peut-être vaudrait-il mieux ne pas choisir, ne pas prendre de risque, s’en tenir à ce que l’on est et à ce que l’on sait, plutôt que de progresser ?
Le progrès justifie-t-il que l’on mette autrui et soi-même en danger ? N’est-ce pas de la responsabilité de celui qui innove de gérer le risque, de penser en même temps progrès, sécurité, contrôle, évaluation ?


Sur le plan collectif, la science ouvre des perspectives à de nouveaux développements, par exemple dans les domaines de la génétique, de l’espace, de l’énergie, de l’informatique, etc. Dans le domaine politique, les sociétés d’aujourd’hui ne sont pas gouvernées comme l’étaient celles d’hier ; on met en œuvre chaque jour des changements d’organisation : démocratisation, fédéralisme, mondialisation, etc. Chacun est à même, dans sa vie quotidienne, de mesurer également les progrès réalisés dans l’habitat, l’urbanisme, l’environnement culturel et artistique. Mais le progrès peut aussi générer des dangers : utilisation néfaste de la science, destruction, anarchie, crise sociale …


Vaudrait-il mieux alors, par crainte du risque, s’abstenir de tourner ses pensées vers l’inconnu ?
Le risque est-il inhérent à toute situation exigeant une prise de décision ? N’est-ce pas le propre de l’homme d’exercer sa liberté en assumant cette mise en danger ?

Indications bibliographiques

Littérature :
- P. Auster, La musique du hasard
- H. de Balzac, La Peau de Chagrin, La Recherche de l’Absolu
- T.C. Boyle, America
- B. Cendrars, L’Or, À l’aventure
- P. Corneille, Cinna
- Chrétien de Troyes, Yvain ou le Chevalier au lion
- F. Dostoïevski, Le Joueur
- R. Emmerich, Le jour d’après
- Frison-Roche, Premier de cordée
- A. Gide, Les Caves du Vatican, le livre V (Lafcadio)
- W. Goethe, Faust
- J. de Léry, Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil
- P. Ponson du Terrail, Rocambole
- M. Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne
- D. Simmons, Ilium
- R.L. Stevenson, L’étrange Cas du docteur Jekyll et Mr Hyde
- E. Zola, Au Bonheur des Dames.


Essais :
- M. Callon, P. Lascoumes, Y. Barthe, Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique. Seuil, 2001
- J. Favier, Les grandes découvertes, le Livre de poche, 1991
- Albert Jacquard, Au péril de la science, Seuil 1982
- P. Kourilsky et G. Viney, Le principe de précaution, Rapport au premier ministre, Odile Jacob et la Documentation française, 2000
- C. Levi-Strauss, Race et histoire (chapitre 5, « L’idée de progrès », chapitre 10 : « Le double sens du progrès »)
- P. Virilio, L’Accident originel, Galilée 2005
- M. Vaquin (sous la direction de), La responsabilité. La condition de notre humanité, Autrement, 2002
- Traité des nouveaux risques, collectif, Folio essai, 2002.

Films, bandes dessinées, documents iconographiques :
- W. Allen, Matchpoint
- I. Bergman, Le septième sceau
- Y. Boisset, Le prix du danger, d’après la nouvelle de R. Sheckley
- C. Chaplin, Les temps modernes
- E. Chatiliez, Tanguy
- Costa-Gavras, Z
- C. Eastwood, Million dollars baby
- P.M. Glaser, Running man, d’après le roman de S. King
- W. Herzog, Aguirre, la colère de Dieu
- P. Jackson, Le Seigneur des anneaux, d’après le roman de TOLKIEN
- N. Ray, La Fureur de vivre
- H. Sauper, Le cauchemar de Darwin.

Mots clés :
Risque, hasard, incertitude, jeu, choix, probabilités
Destin, fatalité, déterminisme, liberté, responsabilité
Danger, insécurité, instabilité, accident, crise, problème
Prévision, précaution (principe de précaution), prévention, dissuasion, prévoyance, innovation, aventure, audace, défi, initiative, esprit d’entreprise, projet, stratégie.

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août 22


Durée: 4h

Coefficient: 3

Le sujet de l’épreuve contient 3 à 4 documents de nature différente (textes littéraires, textes non littéraires, documents iconographiques, tableaux statistiques, etc.). Ces documents portent sur l’un des 2 thèmes étudiés en deuxième année de BTS.

Dans un premier temps vous devrez rédiger une synthèse en confrontant les documents du sujet.

Puis dans un second temps vous devrez élaborer un développement structuré, une écriture personnelle répondant de façon argumentée à une question en rapport avec le thème et les documents proposés.

La synthèse est notée sur 40, le développement structuré sur 20 et la note globale est ramenée à une note sur 20.

 

Ainsi pour cette épreuve il faut maîtriser les méthodes de la synthèse et du développement structuré, je mettrai en ligne des fiches méthodes pour ces 2 exercices.

Il faut également connaitre les thèmes étudiés en 2ème année. Ces thèmes, dont l’un est renouvelé chaque année, font l’objet d’une publication au B.O. Cette publication précise un intitulé, une problématique et des indications bibliographiques qui orientent et délimitent la problématique de chaque thème. Vous serez donc amenés à lire des textes, des livres et à regarder des films en rapport avec les thèmes.

Il ne me reste plus qu’à vous donner les thèmes de la session 2008 :
- Risque et progrès.
- Faire voir: quoi? comment? pourquoi?

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