Avant de créer une base de données sur un logiciel, une phase préparatoire est obligatoire pour éviter les erreurs. Il s’agit de créer le dictionnaire de données, le MCD (Modèle Conceptuel de Données) et le MLD (Modèle Logique de Données).
Une base de données : un ensemble structuré de données, accessibles à tous par le biais d’un logiciel spécialisé : SGBDR (Système de Gestion de Base de Données Relationnelle, tel que Access par exemple).
1) Le dictionnaire de données permet de recenser les informations nécessaires. Il précise le libellé de la donnée, le nom du champ, le type et la dimension de la donnée.
Voici le dictionnaire de données d’une base gérant la location de matériel :

C = chaîne de caractères
D = date
N = numérique, pour les données qui serviront à effectuer des calculs
L = logique (oui/non)
2) Ensuite il faut créer le MCD.
MCD : Un modèle conceptuel de données permet de regrouper et d’ordonner les données nécessaires à la gestion d’un ensemble d’entités dans un système d’information.
Il s’agit de regrouper les données du dico dans des entités qui comprennent un libellé (nom), un identifiant et des propriétés.
Une entité : un ensemble de données portant sur le même thème.
Une propriété : caractéristique qui décrit et précise une entité.
L’identifiant est une propriété unique, sa valeur est différente pour chaque enregistrement, il permet d’identifier une occurrence de l’entité.
Par exemple pour la base gérant la location de matériel dont nous avons vu le dico précédemment, nous avons les entités suivantes : client, location, matériel. Pour l’entité client, l’identifiant est le code du client et les propriétés sont le titre du contact, le nom du contact, le nom de la société, la rue, le code postal, la ville de la société, le téléphone du contact, et la dernière propriété permet de savoir si le client est un particulier ou non. L’identifiant est placé en premier et est souligné. Voici l’entité Client :
| Client |
Code client
Titre
Nom
Société
Rue
Code postal
Ville
Téléphone
Particulier |
Maintenant il faut relier les entités par des associations et donner les cardinalités.
Une association : permet d’établir un lien logique entre chaque entité.
Une cardinalité : correspond au nombre de fois qu’une occurrence d’une entité peut être impliquée dans l’association.
Reprenons le MCD :

Il s’agit de relier les entités par des verbes : un client effectue des locations et une location porte sur du matériel.
Les cardinalités correspondent au minimum et au maximum d’occurrences impliquées dans l’association. Pour trouver les cardinalités entre entités il faut se poser la question suivante : « Combien ? » et dans les deux sens.
Combien de location peut effectuer un client ? Un client peut effectuer au minimum 1 location (sinon il ne serait pas client), et au maximum une quantité indéfinie que l’on note n. On note donc 1, n.
Une location peut être effectuée par combien de clients ? Une location peut être effectuée par un client et un seul. On note donc 1, 1.
De même une location peut porter sur un ou plusieurs matériels (1, n), et un matériel peut correspondre à une location ou plusieurs (1, n).
De manière général, le minimum peut être 0 ou 1 et le maximum 1 ou n. Les cardinalités sont importantes pour la suite.
3) Le passage du MCD au MLD :
Le MLD permet de construire les tables sous le SGBDR.
Toute entité devient une table, les propriétés sont les champs de la table, l’identifiant est la clé primaire de la table.
Les associations deviennent des relations, ce sont les cardinalités qui définissent les relations. Les cardinalités 0, 1 et 0, n se traitent comme les cardinalités 1, 1 et 1, n.
Deux cas sont possibles :
Cas 1 : les associations dont les cardinalités sont 1, 1 et 1, n correspondent à une relation de type Père Fils (également appelée relation hiérarchique). Le Père est représenté par la cardinalité (1, n) et le Fils par la cardinalité (1, 1). Ici, la relation "Effectuer" est une relation de type Père Fils, le Père est la table "Client" et le Fils est la table "Location".
Dans ce cas, la clé primaire de la table client (Code client) est ajoutée à la table "Location", elle devient une clé étrangère et est notée comme cela #Code client.
Cas 2 : les associations dont les cardinalités sont 1, n et 1, n correspondent à une relation de type Tableau. Ici la relation "Porter sur" est une relation de type Tableau.
Dans ce cas, il faut créer une autre table. On ajoute donc une quatrième table "Porter sur", qui comprend deux clés étrangères, qui sont les clés primaires des deux tables reliées. Cette table peut comprendre également d’autres champs, ici un champ Quantité.
Voici le MLD:
CLIENT (Code client, Titre, Nom, Société, Rue, Code postal, Ville, Téléphone, Particulier)
LOCATION (Réf location, Date début location, Date fin location, Date effective retour, #Code client)
MATERIEL (Code matériel, Catégorie, Désignation, Modèle, Marque, Tarif par jour, Caution)
PORTER SUR (#Réf location, #Code matériel, Quantité)
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